Le Centre National de la Danse
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La mort de l'Empereur
1990, 48,' couleur, adaptation, danse, U-matic

Réalisation : François Porcile
Chorégraphie : Josef Nadj
Musique : György Szabados
Interprétation : Denes Debpei, Laszlo Hudi, Frédéric Lescure, Marion Mortureux, Josef Nadj, Kathleen Reynolds, York Sakony, Jozsef Saryari, Cécile Thieblemont
Production : Productions Cercle bleu, FR3, La Sept, Arcanal


Les esprits maléfiques des contes de l'ancienne Chine reprennent vie dans le rituel théâtral d'un imposteur, où tout est illusion, mystification, dédoublement, simulacre. Autour du faux empereur, un fou, une sainte, un médecin, un magicien tissent avec les courtisans la trame d'une chronique imaginaire hors du temps. A l'écran, l'univers de Nadj conserve son caractère vivant et pittoresque. Il n'existera jamais d'identité complète entre les idées et leurs éventuelles réalisations, l'homme n'étant capable de concevoir et de lutter que dans les limites de son esprit. Tandis que Dieu crée. Cette phrase, le chorégraphe la révèle par bribes dans de brèves mises en scène qui composent cet opéra gestuel pour neuf danseurs et onze musiciens, filmé en conditions de représentation et en son direct. Depuis "Canard pékinois" (1987), ce chorégraphe hongrois, qui fut danseur chez Mark Tompkins et Catherine Diverrès, invente des spectacles où se mêlent fables et souvenirs d'enfance. Une théâtralité de la résurgence, une mise en mouvement de la mémoire, empruntées aux maîtres de l'Europe centrale Kantor et Grotowski.
Patrick Bossati
CNC - Images de la culture

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