Le Centre National de la Danse
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Serial raver
1995, 54', couleur, documentaire, danse, U-matic

Réalisation : Yann Richet
Production : Io production, Images +
Participation : CNC, Ministère de la culture et de la francophonie (DMD)


Interdites par les forces de l'ordre, les "raves" sont presque partout rentrées dans la clandestinité. Le film s'ouvre sur une définition : "Raves, de l'anglais to rave, délirer, s'extasier, rassemblement, à l'origine clandestin, de passionnés de musique techno." Yann Richet se propose d'aborder tous les tabous qui s'y rapportent : drogue, rébellion, refus de la société... Faire la fête, tel est le premier leitmotiv des ravers, une fête qui ressemble à un rituel et implique l'appartenance à une tribu, le désir de s'oublier dans la transe. Un musicien dit : "Je propose une musique pour décérébrer les gens." Une autre ajoute : "La techno, c'est bien, ça tue le temps, ça tue l'espace." Certains n'hésitent pas à consacrer la techno comme un mouvement contestataire supérieur à celui des beatniks ("qui accordaient trop de place aux mots") ou des punks et d'en vouloir pour preuve leurs rapports avec l'autorité, le pouvoir, la politique, le travail. En témoignent, par exemple, les nombreux labels blancs qui produisent des disques sans noms sur les pochettes, imprimés à l'étranger et qui échappent à la TVA, ne se déclarent pas à la Sacem, bref, "ne rapportent rien au gouvernement".
Fabienne Arvers
CNC - Images de la culture

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